Petit cœur de laiton, tu gis sur le trottoir gris,
Si jeune et déjà piqué par la rouille...
Quelle embrouille !
Tombé, comme une dent de lait,
Dans le sillage d'une princesse
des cités.
Porte Chance en mal de veine,
C'est pas le cœur qu'a lâché,
C'est la chaine.
Au passage, l'amour t'a dit
"Au revoir petit, merci !"
Voilà tout.
Que vas tu faire de ta vie,
Maintenant que c'est fini,
Mon ami ?
Sur le marché du laiton,
T'en auras pas lerche au poids,
Laisse béton.
Et pourtant,
Sous la poussière
Des regrets,
En toi on peut
Quelque part y voir
Des reflets...
En toi on peut
Quelque part s'y voir
En effet...
Ton poids de rêves, de princesses et de fées
Tu ne l'as jamais perdu
Tout à fait.
*

